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Parashat “Haye Sarah” – Confiance et Action

* selon les paroles du noble soldat Amichai Rubin הי”ד[1]

(inspiré des enseignements du Rav Tsvi Yehouda Kook זצ״ל)


1. Le paradoxe du corps et de l’âme ?

Pour quelle raison la Torah consacre-t-elle un récit si long à l’achat d’un lieu de sépulture pour un corps qui a priori “ne vaut plus grand chose” une fois l’âme partie ? Cette question révèle une incompréhension profonde de la vision hébraïque traditionnelle !

Le corps n’est pas simplement “une enveloppe jetable”. L’endroit où l’on enterre ses morts devient un ancrage territorial et spirituel. Voici une déclaration existentielle : “D’ici, je ne bougerai pas”. La mort physique devient paradoxalement un acte de possession éternelle de la terre.

2. Le double piège de l’expression d’une confiance en Dieu “purement passive

Le problème de cette conception que certains nomment “croyants”, “religieux”, “spirituels” etc.

Il nous faut opérer une distinction cruciale entre le fait de le dire et le fait de l’être réellement. “Nous sommes des croyants” (אנחנו מאמינים בני מאמינים) n’implique pas obligatoirement, hélas, de s’assumer par l’action le fait d’avoir une réelle confiance en Ashem. En réalité, une confiance qui ne serait pas attachée à l’action finirait par s’évaporer !

L’exemple de la confiance en l’avenement messianique

Le Rambam (Maïmonide) inclut dans ses 13 principes de foi : “Je crois en la venue du Messie”. Mais cette parole interroge : “croire en sa venue” signifie-il l’attendre patiemment ou au contraire ce nous engage à agir et prendre nos responsabilités pour hâter sa venue ?

Croire vraiment en la venue du Messie signifie clairement selon les enseignements du Rambam, agir pour hâter sa venue et non pas simplement l’attendre passivement.

3. La théologie defendue par le “satan”, le procureur accusateur

Un concept généralement mal compris

Grace aux enseignements de Rachi, une idée profonde se révèle : le satan ne conteste jamais la promesse divine elle-même. Ce serait totalement absurde – comment un ange tutélaire, dénue de tout libre arbitre, pourrait-il factuellement contester les décrets divins !?

Comment saisir ce qui semble être une remise en cause de la volonté d’Ashem ?

En réalité la question du satan interpelle notre légitimité à dignement bénéficier de Sa Promesse :

 Sommes-nous aptes a recevoir les bienfaits de cette promesse ? Agissons-nous en conséquence ?  Manifestons-nous notre confiance en Lui par des actes méritants ?

Il nous faut rappeler que si Ashem a promis l’héritage de la Terre d’Israël a Son Peuple mais que celui-ci ne s’y installe pas, ne se préoccupe pas de cultiver Sa Terre, n’influe pas sur “chaque motte de terre en agriculture florissante”, alors le satan, l’ange accusateur, serait en droit de dire : “Ils ne croient pas vraiment en Ta promesse”, “Selon le Sceau de Ta Vérité, ils ont choisi le chemin du mensonge et de l’erreur”

4. Abraham : le modèle du partenariat avec Dieu

Le principe du “partenariat actif”

Nous assistons avec les enseignements de la Torah à une vision révolutionnaire, comme si Ashem Était non pas à la recherche de spectateurs mais de partenaires.

Chaque promesse divine nous permet de révéler ce potentiel caché en chacun d’entre nous. Il nous incombe de répondre à cet appel en actualisant ce potentiel, en participant activement à Son Projet et de parfaire ainsi le Monde qu’Il a crée.

La métaphore de la graine

“Une promesse équivaut à ce pour quoi chacun d’entre nous est destiné, ce qui est caché en nous et lorsque cette Promesse est formulée par Dieu Lui-même, nous avons l’assurance que ce potentiel se réalisera quelles que soient les bourrasque qui pourraient tenter vainement de l’en empêcher ou d’y nuire. Il importe cependant, comme une graine, d’en prendre soin afin que l’arbre qui en sortira soit fort, puissant, équilibré dans le futur afin d’y donner des fruits, les plus doux, les plus agréables a Ashem !  

Abraham ne se repose jamais sur la certitude de Ces Promesses

Malgré la Promesse d’une descendance, il s’enquiert de “forger des âmes” (“les élèves à qui il transmis la Parole d’Ashem à Haran”)

En dépit de la Promesse de la Terre, Il ne cesse de la parcourir en long et en large

Malgré la Promesse qu’une nation germera de lui, il lui importe de travailler dur sans faillir !

5. La stratégie d’Abraham : anticiper l’accusation possible

Pour quelle raison acheter ce qui est déjà assure d’être acquis ?

Abraham sait que Dieu lui a promis toute la terre, y compris Hébron. Pourtant, il insiste pour acheter la grotte de Makhpela (Le Caveau) à “prix plein”.

La cohérence de notre Patriarche :
Une double protection

La démarche de notre Patriarche nous assure une double protection, l’un spirituelle face à l’ange accusateur, la seconde, juridique et politique face aux nations dubitatives

C’est la raison pour laquelle il était impératif de détailler dans les moindres détails cette transaction dans la Torah. L’éternité de la légalité de ce document est impressionnante !

Conclusion

L’authentique confiance en Ashem implique notre capacite et notre volonté à transformer activement ce potentiel divin en réalité concrète, tout en restant constamment à l’écoute de Sa volonté plutôt que d’être soumis à nos propres désirs immédiats parfois erronés.

[1] https://www.amichai-rubin.com/

Fils de Batya et d’Ishay Rubin, troisième de huit frères et sœurs,  né dans la ville d’Acre. Après quatre ans à la yeshiva, il s’est enrôlé dans le 51e bataillon Golani. Amichai était un soldat exceptionnel, un tireur d’élite exceptionnel et représentait la brigade lors des compétitions. Le 7 octobre, le jour du Shabbat de Simchat Torah, Amichai se trouvait à un poste à la frontière de Gaza, près du kibboutz Kissufim. L’attaque au mortier a commencé à 6h30 du matin. Amichai et ses amis ont sauté dans la salle à manger, qui était utilisée comme espace protégé, La bataille dura environ quatre heures. Au cours de l’affrontement, Amichai reçut une balle dans la main et continua à se battre.

Il a reçu une balle dans la jambe, et même cette blessure grave ne l’a pas empêché de continuer. On lui a proposé un remplaçant, mais il a catégoriquement refusé. Finalement, Amichai a été touché à la tête et, miraculeusement et grâce à sa force supérieure, il a continué à se battre pendant 20 minutes supplémentaires, jusqu’à ce qu’il soit à bout de forces.

Le mardi 25 Tichri, il a été déclaré en état de mort cérébrale et la famille a décidé de faire don de ses organes. Cinq personnes ont retrouvé la vie grâce aux organes d’Amichai. Amichai a été enterré sur le mont Herzl, à l’âge de 23 ans.

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  1. Afin de servir Hashem, il n’y a rien de plus optimal que de Le servir dans la joie, sans une…

  2. Excellent résumé de cette paracha CLÉ du passage de la lumière absolue symbolisée par Moché à celle cyclique de yoshua…

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