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Parachat “Lekh Lekha” — Avraham Avinou : vivre la Sainteté dans la Réalité

* selon les paroles du noble soldat Amichai Rubin הי”ד[1]

(inspiré des enseignements du Rav Tsvi Yehouda Kook זצ״ל)


1. Avraham observait tous les preceptes de la Torah — même l’”érouv tavchilin”!

« Parce qu’Avraham a écouté Ma voix, gardé Mes observances, Mes commandements, Mes lois et Mes enseignements » (Bereshit 26,5)
Talmud (Yoma 28b) : « Avraham notre père a observé toute la Torah, même la mitsva d’érouv tavchilin. »

Pour quelle raison rappeler justement cette mitsva ? Le rav Tsvi Yehouda Kook nous enseigne qu’Avraham distinguait non seulement le profane de ce qui est considéré comme expression de “sainteté”, mais aussi entre l’expression optimale de “sainteté” et celle plus élevée encore – entre la sainteté du Chabbat et celle du Yom Tov. Il ressentait la sainteté dans la réalité, vivant consciemment et pleinement selon le projet divin.

2. Torah et prophétie — deux voies complémentaires

Sara était prophétesse, « Elle était animée profondément par l’Esprit de sainteté » (Meguila 14a).

Avraham était honoré dans grande érudition de la Torah, de la Parole d’Ashem : « Avraham reconnut (relativement tôt) son Créateur » (Rambam, Hilkhot Avoda Zara).

La prophétie indique le but et la vision: Ashem communique directement avec Sa Créature. L’adhésion a la Torah construit la route, par un travail constant et en renforçant sa fidélité. Quand la prophétie s’estompe puis, hélas, cesse [durant ces 2000 ans d’Exil], la Torah demeure néanmoins la boussole : « Tu as planté en nous une vie éternelle ».

3. Le Natsiv de Volozhin — la sainteté et le vide ?

Le Natsiv raconta qu’aux États-Unis, des “juifs réformés” avaient fêté l’anniversaire de leur rabbin le 9 av, en mangeant des aliments impurs. Il cita : « Ne rendez pas vos âmes abominables » (Vayikra 11,43) sans la Torah, l’homme perd le sens et sombre dans la vulgarité. La sainteté donne du contenu ; son absence crée le vide. Avraham est le père du sens.

4. Sara et Hagar — remettre l’ordre du monde

« Sarah l’humilia et Agar s’enfuit » (Bereshit 16,6)« Retourne vers ta maîtresse et soumets-toi à elle » (v. 9).

Aagar méprise Sarah, mais Sara voit plus loin : un grand peuple sortira de Agar grâce à la grandeur de Sarah. L’ange tutélaire lui ordonne de revenir — reconnaître l’ordre spirituel légitime. Dans un monde confus, les rôles s’inversent ; Sarah enseigne à regarder exclusivement vers le but divin.

5. Israël et les nations — la vraie maîtrise spirituelle

Le rav Tsvi Yehouda appliquait cela à notre époque : certains disent que la Terre d’Israël appartient aussi aux autres peuples. Mais la Torah dit expressément : « Tout le pays que tu vois, Je le donnerai à toi et à ta descendance pour toujours » (Bereshit 13,15).

Sans vision prophétique ni Torah, on ne sait plus authentiquement reconnaitre qui est Le Maître et qui est Son serviteur. Le Rav indiquait qu’il est tout à fait envisageable et même souhaitable de discuter amicalement avec des non-juifs, à condition que ceux-ci reconnaissent que cette Terre fut rendue à son digne propriétaire, exilé durant 2000 ans. Cette domination d’Israël n’est ni méprisante ni méprisable, elle est d’abord et avant tout morale et spirituelle : « Réparer et accomplir le monde sous le règne d’Ashem » (לתקן עולם במלכות שדי).

Conclusion

La paracha Lekh Lekha nous enseigne 3 points fondamentaux:
– Avraham et Sara ont fondé la maison d’Israël sur deux piliers : La Parole de la Torah et L’existence de l’experience prophétique.
– Notre mission : guider spirituellement le monde.
– Plus Israël assumera son rôle, plus les nations en bénéficieront.

[1] https://www.amichai-rubin.com

Fils de Batya et d’Ishay Rubin, troisième de huit frères et sœurs,  né dans la ville d’Acre. Après quatre ans à la yeshiva, il s’est enrôlé dans le 51e bataillon Golani. Amichai était un soldat exceptionnel, un tireur d’élite exceptionnel et représentait la brigade lors des compétitions. Le 7 octobre, le jour du Shabbat de Simchat Torah, Amichai se trouvait à un poste à la frontière de Gaza, près du kibboutz Kissufim. L’attaque au mortier a commencé à 6h30 du matin. Amichai et ses amis ont sauté dans la salle à manger, qui était utilisée comme espace protégé, La bataille dura environ quatre heures. Au cours de l’affrontement, Amichai reçut une balle dans la main et continua à se battre.

Il a reçu une balle dans la jambe, et même cette blessure grave ne l’a pas empêché de continuer. On lui a proposé un remplaçant, mais il a catégoriquement refusé. Finalement, Amichai a été touché à la tête et, miraculeusement et grâce à sa force supérieure, il a continué à se battre pendant 20 minutes supplémentaires, jusqu’à ce qu’il soit à bout de forces.

Le mardi 25 Tichri, il a été déclaré en état de mort cérébrale et la famille a décidé de faire don de ses organes. Cinq personnes ont retrouvé la vie grâce aux organes d’Amichai. Amichai a été enterré sur le mont Herzl, à l’âge de 23 ans.

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  1. Afin de servir Hashem, il n’y a rien de plus optimal que de Le servir dans la joie, sans une…

  2. Excellent résumé de cette paracha CLÉ du passage de la lumière absolue symbolisée par Moché à celle cyclique de yoshua…

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