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La Paracha “Chemot” –  Les Fondements de l’Exode : Confiance et Renforcement de l’Identité d’Israël

* selon les paroles du noble soldat Amichai Rubin הי”ד[1]

(inspiré des enseignements du Rav Tsvi Yehouda Kook זצ״ל)

La transition de la pèriode des Patriarches vers la construction du Peuple

Le Rav Tzvi Yehuda introduit ses enseignements en soulignant la realité d’une double joie : nous achevons la Genèse, Livre des Patriarches, après avoir traversé les douze tribus – ces “patriarches de second rang”. À la fin de la Genèse, les douze tribus se transforment en un corps unifié, et nous abordons désormais le Livre de l’Exode (Shemot).

Pourquoi tant de souffrances ?

Une interrogation s’impose : si l’essence du livre de l’Exode réside dans la sortie d’Égypte et la réception de la Torah, quelle valeur possèdent tous ces longs récits de la servitude des enfants d’Israël en Égypte ? Les tourments, les souffrances, les plaies – que viennent construire en nous toutes ces parashiot (péricopes) ?

Lorsque nous rencontrions les Patriarches, nous comprenions qu’il fallait étudier leurs vertus et suivre leurs traces. Puis nous avons découvert les douze tribus – forces puissantes de la nation, forces individuelles qui finalement s’unissent. Ensuite vient le don de la Torah – cela aussi se comprend. Le premier commandement apparaît dans la section de Bo : la sanctification du mois nouveau. Comme Rachi l’évoquait au début de la Genèse : « Il eût fallu commencer la Torah par “ce mois-ci sera pour vous” ».

Mais pourquoi ces deux parshiyot et demie évoquant les complications égyptiennes, les souffrances ?

La première des commandements : la confiance en Ashem

Dans ces sections figure un commandement extraordinaire, appelé “la confiance en Dieu” (emounah ba-Shem). C’est le premier commandement dans les Lois de Maïmonide (Rambam).

La confiance en Dieu signifie l’appartenance du peuple d’Israël à Dieu, et réciproquement, l’appartenance de Dieu au peuple !

La finalité de la création du peuple d’Israël est exprimée ainsi : “Ce peuple que J’ai formé pour Moi racontera Ma louange(Isaïe 43,21). Mais il faut aussi savoir qu’on ne peut accéder directement aux commandements – ce serait la recette de l’échec.

L’enseignement du “Shema” : accepter d’abord le joug divin

Il existe une Michna et une Guemara explicites : pourquoi le Shema précède-t-il le Vehaya im shamoa ? Pourquoi fallait-il placer la section du Shema avant celle du Vehaya im shamoa ? Qu’ajoute-t-elle ?

La Guemara répond : “Afin qu’il accepte d’abord sur lui le Joug du Royaume des Cieux“. Celui qui n’accepte pas sur lui le joug du royaume des Cieux, celui qui ne sait pas que Ashem S’adresse à lui et Veille sur lui – n’arrivera pas à l’accomplissement des commandements, n’y verra aucune nécessité ni aucune valeur.

Il faut comprendre : les commandements affaiblissent considérablement le monde privé de l’individu. Ils affaiblissent ce monde privé pour que nous comprenions que nous sommes un collectif. On ne peut bâtir un monde où chacun n’est au final qu’un individu supplémentaire. Si nous ne saisissons pas la Valeur de la Présence d’Ashem dans le monde, si nous ne nous ne sommes point animés de confiance envers Lui et ne sommes pas convaincus de Sa providence – il n’y a aucune raison cohérente de nous donner Ses commandements, cela ne se cloturerait que sur un échec!

La structure du livre de l’Exode

La première partie du livre de l’Exode constitue donc l’exigence d’une pleine confiance en Lui. C’est pourquoi, lors de la nuit de Pessah, il semble indispensable de raconter abondamment notre Confiance en Lui. Outre les commandements habituels de Pessah – le sacrifice pascal, la matza et les herbes amères – l’essentiel du commandement du récit de la sortie d’Égypte est “l’acceptation du joug du royaume des Cieux avec amour “, puis “Te remercier, T’unifier, T’aimer, Te craindre”, etc.

Les deux fondements avant le Don de la Torah

“Moïse a reçu la Torah du Sinaï “, ainsi Rabbi l’a gravé dans la Michna des Pirké Avot. Moïse notre maître apporte la Torah au peuple d’Israël et la révèle, mais deux éléments essentiels précèdent le Don de la Torah :

1. Les vertus des Patriarches : avant que Moïse n’apporte la Torah au peuple d’Israël, il faut savoir qui est le peuple d’Israël. C’est un corps possédant les gènes des vertus patriarcales : « pudiques, miséricordieux, dispensateurs de bienfaits ».

2. La reconnaissance fidéle en Lui: autre enseignement de la Guemara“Israël, croyants fils de croyants”. Il n’y a pas de vertus sans exprimer notre confiance en Dieu. C’est ainsi que se définit le Peuple d’Israël. Moïse a reçu la Torah du Sinaï pour Israël parce qu’Israël possède ces deux points, et sans eux on ne peut accéder aux commandements.

La réprimande divine à Moïse

Moïse, notre maître pose une question dans notre paracha : “Et voici, ils ne me croiront pas” (vehen lo ya’aminou li). Certes, ils ont finalement une bonne raison – les quarante-neuf portes d’impureté, etc. Mais le Rav Tzvi Yehuda enseigne que pour cela, Moïse notre maître reçut une réprimande divine. Moïse, le chef vénéré, traverse lui aussi au début de son chemin une éducation divine – il n’est pas né ainsi. Ashem le remet à sa place : “Tu dis “et voici, ils ne me croiront pas” ? D’où as-tu tiré cela ?”

Celui qui lit le Livre de la Genèse ne dira pas “ils n’ont pas de vertus” , et celui qui lit le Livre de l’Exode ne dira pas “ils ne croient pas”. Ils sont croyants, fils de croyants. Comment le savons-nous ? Car il est écrit « Veeleh shemot » (Et voici les noms), avec le “vav” de liaison.

Ce même peuple qui se trouve en Égypte est la continuation de ces mêmes Patriarches avec leurs vertus et leur confiance indefectible evoquee dans le Livre de la Genèse. Et Ashem, les y fait descendre précisément parce que là-bas la situation est difficile. Et là, on voit que l’amour de Dieu pour le peuple d’Israël est un amour inconditionnel : Du fond de ma détresse j’ai invoqué l’Éternel – Il m’a répondu en me mettant au large (Psaumes 118, 5).


[1] https://www.amichai-rubin.com/

Fils de Batya et d’Ishay Rubin, troisième de huit frères et sœurs,  né dans la ville d’Acre. Après quatre ans à la yeshiva, il s’est enrôlé dans le 51e bataillon Golani. Amichai était un soldat exceptionnel, un tireur d’élite exceptionnel et représentait la brigade lors des compétitions. Le 7 octobre, le jour du Shabbat de Simchat Torah, Amichai se trouvait à un poste à la frontière de Gaza, près du kibboutz Kissufim. L’attaque au mortier a commencé à 6h30 du matin. Amichai et ses amis ont sauté dans la salle à manger, qui était utilisée comme espace protégé, La bataille dura environ quatre heures. Au cours de l’affrontement, Amichai reçut une balle dans la main et continua à se battre.

Il a reçu une balle dans la jambe, et même cette blessure grave ne l’a pas empêché de continuer. On lui a proposé un remplaçant, mais il a catégoriquement refusé. Finalement, Amichai a été touché à la tête et, miraculeusement et grâce à sa force supérieure, il a continué à se battre pendant 20 minutes supplémentaires, jusqu’à ce qu’il soit à bout de forces.

Le mardi 25 Tichri, il a été déclaré en état de mort cérébrale et la famille a décidé de faire don de ses organes. Cinq personnes ont retrouvé la vie grâce aux organes d’Amichai. Amichai a été enterré sur le mont Herzl, à l’âge de 23 ans.

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  1. Afin de servir Hashem, il n’y a rien de plus optimal que de Le servir dans la joie, sans une…

  2. Excellent résumé de cette paracha CLÉ du passage de la lumière absolue symbolisée par Moché à celle cyclique de yoshua…

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