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Mishpatim : L’Ordre de la Liberté

* selon les paroles du noble soldat Amichai Rubin הי”ד[1]

(inspiré des enseignements du Rav Tsvi Yehouda Kook זצ״ל)


L’établissement d’un ordre divin

“וְאֵלֶּה הַמִּשְׁפָּטִים אֲשֶׁר תָּשִׂים לִפְנֵיהֶם”
« Voici les lois que tu placeras devant eux » (Exode 21,1)

Onkelos traduit תָּשִׂים (tu placeras) par “דְּתַסְדַּר” “tu ordonneras”, c’est-à-dire un ordre de vie.

Au moment du Don de la Torah, le Peuple d’Israël et Hashem se sont unis. Dieu est descendu vers nous, et par cette rencontre, nous nous sommes élevés. Un lien s’est tissé par la Torah.

“קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא יִשְׂרָאֵל וְאוֹרַיְיתָא חַד הוּא”
“Hashem, Israël et la Torah ne font qu’un” (Zohar)

Nous sommes devenus une nation nouvelle, nécessitant des règles particulières, car nous avons rencontré Celui qui Précède le monde, Celui qui transcende l’ordre ordinaire. Puisque Dieu est au-dessus de l’ordre normal, le peuple d’Israël a également besoin de lois différentes, associées à l’ordre divin. Impossible de rencontrer Dieu et de vivre sans Lui – nous devons désormais adopter Son ordre.

Les lois entre l’homme et son prochain

C’est pourquoi la paracha Michpatim établit d’abord les lois entre l’homme et son prochain.

Concernant le Peuple d’Israël, nous savons qu’il existe un principe très clair : il n’y a pas de hasard dans le monde. Si un incident se produit impliquant une atteinte entre l’homme et son prochain, ce n’est pas seulement une question de compensation financière – au-delà de cela, il y a ici un enseignement qu’Hashem nous offre: quel que soit l’événement celui-ci apparait, dirigé “d’en haut” afin d’organiser au mieux la société hébraïque.

La question est donc : comment serai-je plus vigilant envers l’honneur de mon prochain ?

Dans tout litige entre deux personnes, il est plus que souhaitable de re-créer l’Unité et non simplement de se contenter de trouver une solution. C’est la raison oour laquelle, avant d’acceder aux commandements entre l’Homme et Dieu, il est impératif d’établir d’abord l’ordre de vie du Peuple d’Israël. Lorsque le juge rend un jugement véridique, les deux parties repartent avec un bon sentiment. Ce n’est nullement à cause de la solution proposée, mais du fait que tous deux ressortent plus connectés et plus responsables. Sans cela, il n’y a pas encore lieu d’aborder les lois entre l’homme et Dieu.

La liberté comme fondement

Afin d’atteindre l’ordre social dont nous avons parlé, la paracha s’ouvre d’abord sur les lois concernant les esclaves.

“וַיּוֹצֵא אֶת עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל מִתּוֹכָם לְחֵרוּת עוֹלָם”
Il fit sortir Son peuple Israël du milieu d’eux vers une liberté éternelle” (Prière quotidienne)

Qui n’a pas de liberté ne peut progresser dans la Torah. La Torah fut donnée à ceux qui sont sortis vers la liberté éternelle !

Il existe des étapes qu’il nous faut nécessairement franchir : l’Égypte, la liberté et la Torah – c’est aussi l’ordre naturel. Pour celui qui possède la liberté, la Torah est naturelle. Celui pour qui l’élan vital de la Torah ne coule pas comme le sang dans ses veines, cela est signe qu’il est encore esclave, bloqué, asservi à autre chose, pas encore sorti d’Égypte. Sans ma liberté, pas de Torah pour moi !

C’est pourquoi lorsqu’un élève vient voir le Rav et dit : « Rabbi, j’ai du mal avec la Torah », il est recommandé d’examiner de quoi il est l’esclave, car la Torah est naturelle. Accomplir la Torah, étudier la Torah – c’est normatif. Celui pour qui ce ne l’est pas est probablement esclave.

Le rejet de l’esclavage

La Torah n’accepte pas les esclaves. Si une personne veut rester esclave, dit le Rav Kook, c’est terrible et effrayant. Une personne qui souhaite demeurer esclave est une personne malade. Même en ce qui concerne l’esclave hébreu – l’esclavage est une pathologie, et la Torah ne l’accepte pas.

Il existe aussi des esclaves du mauvais penchant. Celui qui est esclave du mauvais penchant est misérable.

“אֵיזֶהוּ גִבּוֹר? הַכּוֹבֵשׁ אֶת יִצְרוֹ”
« Qui est héros ? Celui qui domine son penchant » (Pirké Avot 4:1)

Le héros, ce ne sont pas les muscles, mais l’homme qui domine son penchant. À l’armée, c’est au moment de la bataille : si un camarade tombe près de toi, tu ne commences pas à trembler. Tu fonces car tu es leader, tu maîtrises et n’es pas asservi. Tu diriges !

כָּל הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב יָשׁוֹב לְבֵיתוֹ”
« Tout craintif au cœur tendre retournera chez lui » (Deutéronome 20:8)

Un tel homme ne sera pas à la guerre. On ne le veut pas là-bas, car il faut fonctionner. Autrement, cela nuit à ses camarades, pas seulement à lui-même.

La Torah libératrice

La Torah nous libère de toutes sortes d’esclavages qui nous ont été imposés depuis notre plus tendre enfance.

D’abord, l’élimination de l’esclavage. Il est impossible d’entrer dans les commandements de la paracha Michpatim sans éliminer l’esclavage. Tous les commandements de la paracha Michpatim visent à nous enseigner comment ne pas être esclave, comment être libéré, libre. Aller au tribunal rabbinique est un privilège, c’est voir comment la Torah nous libère.

Pour celui qui ne s’est pas libéré de l’esclavage, la suite de la paracha apparaît comme des lois restrictives et oppressantes.

La Torah élève les hommes. L’homme doit retirer ce qui le retient, l’homme doit se libérer.

Nul au monde n’a le droit d’empêcher un autre de grandir dans la Torah. Chaque juif est un membre du corps de la nation, et chaque membre influence tout le corps. Chaque membre tel que celui-ci doit diriger l’État d’Israël dans tant et tant d’années, et qui est digne de diriger l’État d’Israël ? Non un homme esclave, mais un juif libre –

“אֵין לְךָ בֶּן חוֹרִין אֶלָּא מִי שֶׁעוֹסֵק בַּתּוֹרָה”
« N’est vraiment libre que celui qui s’occupe de Torah » (Pirké Avot 6:2)


[1] https://www.amichai-rubin.com/

Fils de Batya et d’Ishay Rubin, troisième de huit frères et sœurs,  né dans la ville d’Acre. Après quatre ans à la yeshiva, il s’est enrôlé dans le 51e bataillon Golani. Amichai était un soldat exceptionnel, un tireur d’élite exceptionnel et représentait la brigade lors des compétitions. Le 7 octobre, le jour du Shabbat de Simchat Torah, Amichai se trouvait à un poste à la frontière de Gaza, près du kibboutz Kissufim. L’attaque au mortier a commencé à 6h30 du matin. Amichai et ses amis ont sauté dans la salle à manger, qui était utilisée comme espace protégé, La bataille dura environ quatre heures. Au cours de l’affrontement, Amichai reçut une balle dans la main et continua à se battre.

Il a reçu une balle dans la jambe, et même cette blessure grave ne l’a pas empêché de continuer. On lui a proposé un remplaçant, mais il a catégoriquement refusé. Finalement, Amichai a été touché à la tête et, miraculeusement et grâce à sa force supérieure, il a continué à se battre pendant 20 minutes supplémentaires, jusqu’à ce qu’il soit à bout de forces.

Le mardi 25 Tichri, il a été déclaré en état de mort cérébrale et la famille a décidé de faire don de ses organes. Cinq personnes ont retrouvé la vie grâce aux organes d’Amichai. Amichai a été enterré sur le mont Herzl, à l’âge de 23 ans.

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  1. Afin de servir Hashem, il n’y a rien de plus optimal que de Le servir dans la joie, sans une…

  2. Excellent résumé de cette paracha CLÉ du passage de la lumière absolue symbolisée par Moché à celle cyclique de yoshua…

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